
Voir plus grand et faire plus
Dans la région, le nom Pascoal n’a plus vraiment besoin de présentation.
Il évoque une entreprise familiale solidement bâtie, une réussite entrepreneuriale qui s’inscrit dans le temps et, depuis quelques années, un engagement philanthropique devenu tout aussi indissociable de la famille.
À la Fondation Santé, notre relation avec les Pascoal s’est construite bien au-delà des dons. Au fil des années, ils ont été de ceux qui ont choisi de bâtir avec nous : en soutenant nos projets, bien sûr, mais aussi en s’impliquant, en mobilisant leur réseau et en mettant leur énergie au service de notre mission. Des donateurs, certainement, mais surtout de véritables partenaires de la santé de leur communauté.
En 2024, nous leur rendions hommage lors du Cocktail du solstice. Aujourd’hui, le Fonds Belmira Jaime poursuit cet engagement avec un don de 150 000 $ à la Grande campagne de la Fondation Santé, L’humain au cœur de la santé, de la naissance à la fin de vie pour contribuer notamment à la transformation de l’unité de pédiatrie.
Il aurait été facile de raconter cette histoire à travers ce chiffre. Mais le montant 150 000 $, aussi significatif soit-il, n’en raconte qu’une partie.
Alexandra Pascoal le répète souvent : pour elle, s’impliquer va bien au-delà de signer un chèque. C’est donner de son temps, mettre la main à la pâte, mobiliser les gens autour de soi et chercher, constamment, comment faire davantage.
Pour comprendre d’où vient cette façon de voir les choses, il faut remonter quelques générations.
Le Fonds Belmira Jaime porte les prénoms des parents de Fernand Pascoal. Arrivés au Québec comme immigrants au début des années 1950, Belmira et Jaime ont bâti leur vie ici et transmis à leur fils des valeurs qui allaient profondément marquer la suite : le travail, la persévérance, la famille et la volonté d’avancer.
Fernand Pascoal et Judith Dorais les ont à leur tour transmises à leurs trois filles, Alexandra, Élisabeth et Victoria.
Lorsqu’Alexandra raconte son enfance, elle se souvient de parents qui travaillaient énormément. Pourtant, ce n’est pas leur absence qu’elle retient. Malgré les longues heures, Fernand et Judith étaient présents dans les moments importants.
Et les dimanches, eux, étaient sacrés.
L’hiver, la famille partait skier. Dans la voiture jouaient les Beatles, les Bee Gees ou Elvis. Les trois filles connaissaient tellement bien le trajet qu’elles savaient qu’à la fin du disque, elles étaient presque arrivées. Aujourd’hui, la famille s’est agrandie, les traditions ont changé, mais le réflexe demeure : parents, enfants et petits-enfants continuent de se retrouver régulièrement au chalet.
Le travail et la famille n’ont donc jamais été, chez les Pascoal, deux valeurs opposées. On travaille fort, mais on aime travailler. On s’investit pleinement dans ce que l’on entreprend, on soigne les détails et, surtout, on regarde devant.
« Quand quelque chose ne fonctionne pas, on prend les choses en main. On voit plus loin. On n’attend pas que les choses se passent et on ne se contente jamais du statu quo », résume Alexandra.
C’est cette philosophie qu’elle reconnaît aujourd’hui chez ses sœurs. Élisabeth, qui a connu des difficultés à l’école, a persévéré jusqu’à compléter une maîtrise et devenir directrice d’école. Victoria, quant à elle, se distingue par sa structure, son empathie et la force de ses convictions. Trois personnalités différentes, mais un même héritage.
Pour Alexandra, ces valeurs ont aussi pris une dimension très personnelle avec son fils Roméo, atteint d’une surdité profonde. Son parcours lui a permis de porter un regard différent sur les défis vécus par d’autres familles et sur l’importance d’avoir accès aux bonnes ressources. Devant les obstacles, elle retrouve encore ce qu’on lui a enseigné : chercher les solutions, utiliser les outils disponibles et ne pas s’arrêter à ce qui semble impossible.
Cette façon de faire se transpose naturellement dans son engagement philanthropique.
« On met la main à la pâte. »
Quelques mots qui résument bien l’esprit du Fonds Belmira Jaime. Car autour de la famille s’est progressivement formé un groupe de personnes qui donnent elles aussi leur temps, leurs idées et leur expertise. Les Pascoal ont cette capacité à faire naître chez les autres l’envie d’aller plus loin et de donner le meilleur d’eux-mêmes.
Le Fonds est ainsi devenu plus grand que la famille qui l’a créé. Il est devenu un véhicule pour rassembler, mobiliser et redonner à la communauté.
Et l’histoire continue de s’écrire.
Lorsqu’on demande à Alexandra ce qu’elle souhaite maintenant transmettre à Roméo et à la génération qui suit, elle revient naturellement à la discipline, à la rigueur et au travail bien fait. Mais aussi à la générosité et au partage.
De Belmira et Jaime à Fernand et Judith. De Fernand et Judith à leurs filles. Et maintenant, à leurs petits-enfants.
L’engagement de 150 000 $ envers la Grande campagne de la Fondation Santé s’inscrit dans cette continuité.
Une famille qui a appris à voir grand, à faire plus et, lorsqu’elle en a la possibilité, à mettre cette force au service des autres.






















